Tourisme au Guatemala : volcans et treks

 

Le Guatemala est traversé par une grande chaîne de volcans. Entre le Mexique au nord et les voisins du sud (Honduras & Salvador), on ne recense pas moins de 300 structures volcaniques, dont 37 sont reconnues comme volcans. Trois d’entre eux sont aujourd’hui actifs.

 

Leurs silhouettes imposantes nous suivent toute une partie du voyage, surplombant les hautes plaines, le lac Atitlan et les villes coloniales. Ils offrent un riche terrain de jeu pour les amateurs de randonnée, de VTT et d’activités sportives en tout genre.

 

On considère le Guatemala comme la meilleure destination pour observer des éruptions volcaniques. Les spectacles qu’offrent les fumeroles, les coulées, voire les explosions de lave créent des souvenirs uniques.

 

Recommandations

 

Il existe des volcans de toutes les tailles au Guatemala. Il est bien sûr recommandé de disposer d’une bonne condition physique pour se lancer dans une ascension. Il convient également d’être bien encadré et de prêter attention au mal de l’altitude (ou MAM : mal des montagnes).

 

Avant de vous lancer à l’attaque du Tajumulco et de ses 4 220 mètres, contactez notre expert voyage : il saura trouver une expédition adaptée à votre condition physique et à votre expérience.

Le volcan Pacaya

Le Pacaya est l’un des trois volcans actifs du Guatemala. Sa proximité avec la ville coloniale d’Antigua et sa facilité d’accès en font l’un des  plus apprécié des voyageurs.  Nous conseillons de partir tôt le matin afin de profiter d’une vue dégagée.  L’excursion est adaptée aux enfants : la marche dure environ 2 heures, le dénivelé est de 400 mètres et l’on atteint 2 500 mètres d’altitude.

 

On apprécie au loin les vues sur les volcans Agua, Acatenango et Fuego, ce dernier connaissant régulièrement des explosions. La dernière éruption du Pacaya remonte à mars 2014. Lors de ces périodes d’activité, il est possible de  s’approcher à quelques mètres des coulées de lave. Hors éruption, on peut observer de longues fumeroles accompagnées d’un  sifflement distinctif.

 

 

Le volcan Fuego

Haut de 3 753 mètres, le Fuego est l’un des volcans les plus actifs d’Amérique Centrale. Son nom indien « Chi’gag » signifie en maya Cakchiquel « où est le feu ». Ses éruptions sont violentes, il est en activité constante. Plus de 10 000 personnes furent évacuées par précaution lors de l’éruption de 2012. La dernière en date remonte à Janvier 2018.

 

On apprécie surtout le volcan Fuego au loin depuis la ville d’Antigua, ou lors de l’ascension au volcan Pacaya. Mais la meilleure façon de profiter du « Chi’gag » est de gravir le volcan voisin Acatenango pour y apprécier le spectacle.

 

Si le Fuego est l’un des plus actifs au monde, il peut tout de même connaître des pauses d’une ou deux semaines durant lesquelles son activité est limitée.

 

 

Volcan Acatenango

 L’ Acatenango se situe juste à proximité du Fuego, à quelques encablures d’Antigua. Du haut de ses 3 975 mètres, on distingue son voisin Fuego en pleine activité, les volcans Pacaya et Agua, ainsi que le Lac Atitlán. L’ascension requiert une bonne condition physique.

 

L’expédition s’organise en deux jours avec nuit sous tente. La première journée est physique avec 1 400 mètres de dénivelé à gravir (environ 5-6 heures de marche). En approchant du camp de base, on entend les explosions du Fuego en pleine éruption. On écoutera le géant rugir toute la nuit, le fracas des déflagrations  remontant les flancs du volcan. Par temps dégagé, les coulées de lave illuminent le paysage. On ne se lasse pas du spectacle… Le lendemain, 2 heures de marche supplémentaires seront nécessaires pour atteindre le sommet et profiter d’une vue panoramique avant de regagner Antigua.

 

 

Volcan San Pedro

Le San Pedro est l’un des volcans bordant le lac Atitlán. L’approche peut s’effectuer en tuktuk depuis les villages de San Pedro La Laguna et San Pedro Atitlán. Les 1 100 mètres de dénivelé demandent une bonne condition physique mais ne présentent pas de difficultés techniques.

 

Depuis l’entrée du parc, il faut compter 3 heures pour atteindre le point culminant à   3 020 mètres. Le sentier traverse d’abord des champs de maïs et de café avant de pénétrer dans la jungle. Le sommet offre une vue imprenable sur le lac et Santiago de Atitlán. A l’horizon, la montagne Nariz del Indio ou « Nez de l’Indien » dessine un visage à forme humaine. Il est possible de dormir dans un refuge proche du sommet pour apprécier le lever du jour sur le Lac Atitlán.