Tourisme au Guatemala : les principales régions

Le Guatemala, cœur du monde maya

Petit pays d’Amérique Centrale, le Guatemala ne cessera de vous surprendre de par ses couleurs et ses traditions. Le pays offre une variété de paysages extraordinaires : forêts tropicales, villes coloniales, lacs aux reflets turquoise, volcans en activité, villages mayas au cœur de l’altiplano, côtes caraïbes et pacifique.

 

La civilisation maya dont il reste de nombreux mystères à percer est omniprésente dans le patrimoine national. De majestueux temples précolombiens surgissent de la jungle. La moitié de la population est d’origine indienne et a su préserver  ses dialectes et  ses coutumes.

 

D’une extrême générosité, les Guatémaltèques vous accueilleront à bras ouverts.  Laissez-vous surprendre par les rencontres, les marchés colorés, les traditions ancestrales. Entrez en immersion dans la jungle du Petén sur les traces de la civilisation maya. Naviguez au coucher du soleil sur les eaux du lac Atitlan. Partez à la découverte du Guatemala.

Antigua, l’une des plus belles villes coloniales d’Amérique Latine

Antigua fut l’une des villes les plus importantes des colonies espagnoles d’Amérique. De 1543 à 1773, elle fut la capitale du Royaume du Guatemala qui s’étendait alors du Costa Rica jusqu’au Chiapas mexicain.

 

La cité coloniale a souffert tout au long de son histoire de nombreux aléas naturels : séismes, inondations, éruptions volcaniques. Après le grand tremblement de terre de 1773, le gouvernement décide de relocaliser la capitale à une cinquantaine de kilomètres.

 

Depuis, on dirait que le temps s’est arrêté à Antigua. La ville est un musée à ciel ouvert qui compte plus de trente monastères et couvents, une cathédrale. Les rues pavées jouxtent les patios fleuris des maisons coloniales. On déambule le long des arcades du Parque Central en observant au loin les volcans Fuego, Agua et Acatenango.

 

Entrée au patrimoine mondial de l’Unesco en 1979, la ville est une destination touristique majeure du pays. On y  apprécie les petits cafés, la vie nocturne et les marchés d’artisanat. Une étape incontournable de votre voyage !

 

 

Lac Atitlan et villages mayas

Situé dans le département de Sololá au Sud Ouest du pays, Atitlan est un lac d’origine volcanique situé à 1 500 mètres d’altitude. Celui-ci est le plus profond d’Amérique Latine (300 mètres).

 

Les volcans Toliman, Atitlan et San Pedro dominent le lac, offrant des panoramas exceptionnels. Le sol fertile de ces montagnes sinueuses est devenu la terre des groupes ethniques Cack’chiquel, Quek’chi, Mam et Tzutujil qui continuent de perpétuer leurs traditions.

 

Le lac est entouré de villages pittoresques. On s’y rend sur des embarcations de pêcheur afin de découvrir marchés locaux, costumes traditionnels et artisanat. On y admire les méthodes de tissage, les peintures indigènes, les étals de fruits et légumes exotiques.

 

Considéré par l’écrivain Aldous Huxley comme le plus beau lac au monde, Atitlan mérite qu’on lui consacre quelques jours. On pourra également explorer les villages mayas aux alentours.

 

 

La jungle du Petén et le site maya de Tikal

 Bordé par le Mexique au Nord et à l’Ouest, par le Belize à l’Est, le département du Petén couvre près d’un tiers de la surface totale du Guatemala. La région est recouverte d’une épaisse forêt tropicale protégée par d’immenses parcs nationaux.

 

Le Petén abrite une faune extrêmement variée avec des jaguars, pumas, singes araignées, singes hurleurs, tapirs, aras, toucans et perroquets en tout genre. Dès que nous y pénétrons, la jungle nous surprend par ses bruits, ses odeurs et ses couleurs.

 

La forêt recèle d’autres trésors avec d’inestimables vestiges mayas, le plus célèbre d’entre eux étant le site de Tikal, entré au patrimoine mondial de l’Unesco en 1979. La cité maya nous plonge dans une ambiance mystique au son des singes hurleurs et des toucans. Pour pousser l’aventure, certains sites comme El Mirador requièrent plusieurs jours de marche.

 

De nouvelles techniques révolutionnent les recherches des archéologues. Ainsi, début 2018, une équipe internationale a découvert une douzaine de cités mayas reliées entre elles et un réseau de hautes chaussées. Le Petén n’a pas encore dévoilé tous ses mystères…

 

 

Izabal tropicale, côte Caraïbe et culture Garifuna

A l’Est du pays, le lac Izabal est entouré d’un écrin de verdure tropical. La région héberge une faune riche et variée avec plus de 350 espèces d’oiseaux, des singes, des dauphins ou encore des lamantins.

 

Le célèbre Río Dulce relie le lac Izabal à la côte Caraïbe en se jetant dans la baie Amatique. Le fort San Felipe rappelle aux visiteurs que la région était régulièrement la proie des attaques de pirates.

 

Coté Caraïbes, la culture et la langue Garifuna prédominent. La population est issue du métissage entre esclaves africains et populations autochtones. Le village de Livingston est le berceau guatémaltèque de la culture Garifuna. On s’y laisse bercer par le son des vagues et les rythmes afro-caribéens.  Le contraste avec le reste du pays est saisissant.

 

 

Altiplano guatémaltèque et région des Cuchumatanes

Le nord et l’est du Lac Atitlan forment les hautes plaines connues sous le nom d’Altiplano. La région est réputée pour ses villages traditionnels mayas qui perpétuent une culture ancestrale. L’un des marchés les plus importants d’Amérique Latine se tient à Chichicastenango. Celui-ci regorge de couleurs vives et de saveurs inconnues. Chaque village possède son propre costume traditionnel, riche en significations. On y retrouve notamment des indications sur le statut marital et social.

 

Plus au nord, les nuages couvrent les montagnes des Cuchumatanes. Il fait froid sur les hautes terres et chaud et humide sur les basses terres. On y parle essentiellement l’espagnol, le Quiche et le Mam. Les forêts de pins et les reliefs offrent de belles randonnées à effectuer à pied ou à cheval. Ce tourisme hors des sentiers battus permet d’aller à la rencontre des populations locales et de découvrir leur mode de vie.

 

 

 Alto Verapaz et Baja Verapaz, terres de contraste

Les Verapaces se caractérisent par des forêts luxuriantes, cascades, piscines naturelles et cavernes. La région se divise en deux, d’une part  Alta Verapaz, au climat froid et aux reliefs couverts de brume, d’autre part Baja Verapaz au climat chaud et tropical.

 

Le territoire des Verapaces est un paradis pour les amoureux de la nature et ceux qui recherchent l’aventure. Les piscines naturelles et cascades de Semuc Champey offrent un cadre idyllique pour une baignade en pleine nature. Les grottes de Lanquín ou Candelaria nous invitent à découvrir leurs profondeurs.

 

La région abrite de nombreuses espèces d’oiseaux dont le rare Quetzal, célèbre emblème du Guatemala. Les plus chanceux pourront observer ce magnifique oiseau, ou encore apprécier certaines des 800 espèces d’orchidées qu’hébergent les forêts.

 

 

La côte Pacifique du Guatemala

 

La région du Pacifique offre 300 kilomètres de plages de sable volcanique. La côte est appréciée des surfeurs et des amateurs de pêche sportive. La faune marine est d’une grande richesse (marlin, poisson voilier notamment). A certaines périodes de l’année, il est possible d’observer  des baleines, des dauphins ou d’assister à la ponte des tortues sur les plages de sable noir.

 

Les flancs des volcans se prêtent à la randonnée, à l’observation d’oiseaux ou à la visite de plantations de café. Le site archéologique de Takalik Abaj témoigne de l’influence de la culture olmèque, plus ancienne civilisation précolombienne (de 1 200 à 500 ans avant notre ère).

 

 

Sud Est mystique à la frontière du Honduras et El Salvador

Le Guatemala est délimité au Sud par le Honduras et El Salvador. La cordillère Sierra de las Minas est l’un des poumons verts du pays. Elle abrite 800 espèces de mammifères et 20 espèces d’oiseaux endémiques.

 

Le volcan Ipala est l’un des plus courus de la région. On en gravit les flancs en environ 1h30. Une fois atteint le sommet à 1 650 mètres d’altitude, on apprécie la vue sur la lagune resplendissante formée dans le cratère. Il est possible de s’y baigner pour se rafraichir avant d’attaquer la descente.